Thaïlande

A close-up of the flag of Thailand

→ La Thaïlande est un pays signataire de la Convention de Vienne sur la circulation routière (1968), mais ne l’a pas ratifiée

→ La Thaïlande ne figure pas dans les Autonomous Vehicles Readiness Index 2018 et 2019

Aspects législatifs & politiques

• Généraux

La Thaïlande est une monarchie constitutionnelle parlementaire, actuellement sous dictature militaire.

• Circulation routière

La Thaïlande dispose d’un Ministère des transports. Il a récemment apporté des améliorations significatives quant à l’accès au permis de conduire, qui jusqu’à présent était attribué avec beaucoup de souplesse. Cette réforme devrait avoir un impact positif sur la baisse de la mortalité sur les routes thaïlandaises, les deuxièmes plus meurtrières au monde avec 250.000 décès déplorés chaque année.
En 2015, les autorités thaïlandaises, soutenues par l’AFD, ont lancé un ambitieux plan de développement pour lutter contre la congestion de ses villes et moderniser ses infrastructures.

Les Thaïlandais, en particulier les urbains, disposent d’une grande variété de choix de mobilité, avec un système de transports en commun satisfaisant et en constant développement : elle veut démultiplier son offre d’ici à 2022, aussi bien à Bangkok que dans les grandes agglomérations. En plus de nombreuses lignes de bus et de métro, les taxis-scooters et automobiles remplacent facilement la possession d’un véhicule personnel, réservée à une catégorie privilégiée de la population.

Le Véhicule autonome en Thaïlande

• Impossible de se frayer un chemin ?

Que serait la Thaïlande sans ses innombrables taxis et tuk-tuks multicolores, ses métros aérien et souterrain ou ses scooters ? Sa capitale, Bangkok, est connue pour être un véritable casse-tête en matière de circulation routière. Le déploiement de véhicules autonomes fait ainsi face à de nombreux obstacles, notamment internes :
Tout d’abord, les routes thaïlandaises sont parmi les plus congestionnées au monde, avec une moyenne de 61h passées dans les embouteillages par personne en 2018. Les 5 millions de voitures circulant dans Bangkok sont effectivement trop nombreuses dans une ville qui ne pourrait idéalement n’en accueillir que 2 millions. Cette congestion est également due aux intempéries et inondations annuels auquel fait face le pays au cours de la saison des pluies. Ces deux éléments, tels que la congestion et les conditions climatiques spécifiques à l’Asie du Sud-Est, complexifient le déploiement de véhicules sans conducteur.

Deuxièmement, la législation thaïlandaise actuelle ne permet pas la réalisation de tests pour des véhicules hautement automatisés. La loi thaïlandaise stipule que tout véhicule doit posséder un conducteur, âgé de plus de 18 ans.

Troisièmement, en raison d’un aménagement urbain globalement peu encadré, établir une carte de navigation aujourd’hui représente déjà une difficulté dans un pays comme la Thaïlande. Ce problème s’avérerait plus important encore dans la perspective de déployer des véhicules autonomes sur les routes nationales, requérant la création de cartes 3D.

Enfin, la Thaïlande et ses 70 millions d’habitants ne représente pas un intérêt majeur pour les investisseurs dans ce domaine, préférant se tourner vers ses voisins Chinois, Japonais ou Indonésien.