Royaume-Uni

 

Flag of United Kingdom

→ Le Royaume -Uni est un pays signataire de la Convention de Vienne sur la circulation routière (1968).

→ Le Royaume-Uni figure à la 7ème place du Autonomous Vehicles Readiness Index 2019 (5ème en 2018).

Aspects législatifs & politiques

• Généraux

Le Royaume-Uni est composé de quatre pays distincts (Angleterre, Écosse, Irlande du Nord et Pays-de-Galles) répartis sur une île et sur le territoire nord de l’Irlande. Chacun possède une assemblée législative et un gouvernement autonome. Il s’agit d’une monarchie parlementaire, appliqué à de nombreux pays du Commonwealth. Le gouvernement britannique est dirigé par le Premier Ministre, nommé par le ou la monarque, et les représentants qu’il choisit. Le Parlement du Royaume-Uni se compose de la reine ou du roi, de la Chambre des Lords et de la Chambre des Communes.

• Circulation routière

Le Royaume-Uni dispose d’un Ministère des Transports. Il possède un réseau de transports en commun diversifié et satisfaisant, avec de très bonnes performances quant à ses chemins de fer et ses services de bus. Fort de cet atout, le Royaume-Uni travaille à l’abaissement de l’utilisation de la voiture, en particulier dans les villes. En 2003, le pays crée un péage urbain à l’entrée de l’hypercentre de Londres, afin de limiter le phénomène de congestion dans la capitale anglaise. Une idée qui a porté ses fruits : en 6 mois, 60.000 véhicules en moins circulaient dans cet espace. Aujourd’hui, le maire de Londres poursuit cet effort, avec notamment le plan Vision Zéro : son objectif est d’éradiquer la mortalité routière sur le territoire et réduire au maximum les émissions de CO2. A travers cette dynamique, le gouvernement britannique a attribué à quatre communes la somme de 40 millions de livres sterling à l’occasion de la campagne ‘Go Ultra Low’ : cette aide financière leur permettra de mettre en place des initiatives conduisant à la réduction d’émissions de CO2, et ainsi l’amélioration de la qualité de l’air. Une dynamique positive, qui devrait lui permettre de compenser certaines faiblesses, telles que la qualité de ses infrastructures… et la méfiance de ses habitants.

Le Véhicule autonome au Royaume-Uni

Classé à la 7ème place du classement réalisé par le cabinet KPMG, le Royaume-Uni épate par son avancée considérable, rendue possible en grande partie par le travail mené au sein de son gouvernement. Un environnement particulièrement sain pour assurer la transparence des informations publiques et une population adepte de déplacements à la demande sont ses principaux atouts.

• Des pouvoirs publics informés, dynamiques et innovants

En 2013, le programme Eight Great Technologies du gouvernement visait à identifier les huit secteurs prioritaires dans le domaine de la recherche & innovation : parmi eux, la robotique et les systèmes autonomes, ce qui a valu aux véhicules autonomes et connectés l’allocation d’un budget adapté.  En 2017, le Parlement britannique émet des recommandations, parmi lesquelles la nécessité de développer en premier lieu cette autonomie à petite échelle, notamment dans le milieu agricole. Il a également appelé, avec succès, à la création d’un réseau, le Conseil de la Robotique et de l’Autonomie, visant à mettre en relation les différents acteurs du domaine.  Une commission gouvernementale de recherche socio-économique, mesurant l’impact humain et financier du véhicule sans conducteur, a étalement été mis en place.
En 2018, le Parlement approuve le ‘Automated and Connected Vehicles Act‘, permettant de préparer les services d’assurances au déploiement de véhicules autonomes. Le cadre légal britannique devrait être transformé d’ici 2021, pour assurer l’harmonisation des textes de loi entre les nations anglaise, écossaise, galloise et nord-irlandaise.

• Une coopération positive entre le secteur public et privé

Le public et le privé travaillent main dans la main pour connaître les besoins de chacun. Ils réfléchissent ensemble aux meilleurs moyens d’accéder à de la productivité, du confort, du développement économique, tout en améliorant la sécurité des usagers. L’Open Data Barometer distingue classe le Royaume-Uni en tête du classement des pays les plus transparents, devant le Canada et la France.

• Des infrastructures perfectibles et une main d’œuvre à développer

En raison notamment de sa géographie, le pays tarde à développer une connectivité 5G performante sur l’ensemble de son territoire, alors même que la 4G n’est pas optimale. L’état de certaines de ses routes est à également à revoir avant l’arrivée de véhicules sans conducteur. En raison de son retard et de l’investissement nécessaire, ses infrastructures physiques et numériques sont ainsi sa principale faiblesse.
La pénurie d’une main d’œuvre qualifiée est également un réel obstacle pour le Royaume-Uni. Afin de mettre en place sa stratégie pour le véhicule autonome, le pays aurait besoin de former plus de 10.000 spécialistes du domaine par an, selon le Conseil de la Robotique et de l’Autonomie.

• Une population à rassurer

Friands d’outils de mobilité à la demande, l’autonomie n’est toutefois pas encore évidente à appréhender pour la plupart des Britanniques, dont la confiance devra être acquise. Une communication adaptée devra être mise en place, portant notamment sur les efforts réalisés par les pouvoirs publics et les entreprises en matière de sécurité. La parution d’un texte répertoriant les nouveaux standards en matière de cybersécurité, en décembre 2018, s’inscrit dans cette stratégie. Le gouvernement appelle également à la réalisation d’un plus grand nombre de tests dans une diversité d’environnements, pour s’assurer de la fiabilité des véhicules.