Japon

japan or japanese flag

→ Le Japon n’est pas un pays signataire de la Convention de Vienne sur la circulation routière (1968).

→ Le Japon figure à la 10ème place du Autonomous Vehicles Readiness Index 2019 (11ème en 2018).

 

Aspects législatifs & politiques

• Généraux

Le Japon est une monarchie constitutionnelle à régime parlementaire, dont l’Empereur ne possède qu’une fonction honorifique. Le pouvoir est entre les mains du Premier ministre et d’un Parlement bicaméral.

• Circulation routière

Le Japon dispose d’un Ministère de l’Aménagement du territoire et des Transports, et d’un Ministère des Sciences et des Technologies.  Alors que Tokyo s’apprête à accueillir les Jeux Olympiques d’été en 2020, le gouvernement nippon travaille en étroite collaboration avec les constructeurs automobiles nationaux pour assurer le déploiement de véhicules autonomes à cette occasion. La vitesse est particulièrement réduite sur le territoire japonais : les automobilistes sont tenus de ne pas excéder 40 km/h en ville et 80 à 100 km/h sur les autoroutes.

Le Véhicule autonome au Japon

A la dixième place du classement établi par le KPMG, le Japon possède un vif intérêt à déployer des véhicules autonomes sur son territoire, notamment pour répondre aux besoins de mobilité d’une population vieillissante et rurale. Ils pourraient également contribuer à révolutionner le transport de marchandises et améliorer la sécurité routière.

• Champion de l’innovation et des brevets liés à l’autonomie des véhicules

Fort d’une riche expérience dans les domaines de l’automobile et de l’électronique, le Japon est en tête des pays délivrant le plus de brevets liées au véhicule autonome. La couverture 4G est également très performante sur le territoire.

• Un espoir pour ses entrepreneurs et sa population vieillissante

L’accès à la mobilité pour tous, en particulier celle des populations les plus âgées et reculées, représente pour le Japon le principal attrait du véhicule autonome. Privées de moyens de déplacement, des millions de personnes font aujourd’hui face à des difficultés dans leur vie quotidienne, notamment pour accéder aux soins, car de nombreux villages sont dépourvus de services médicaux. Ainsi, les véhicules autonomes permettraient de contre balancer la pénurie de transports publics dans le pays.

• Une population à rassurer

Malgré la promesse d’un gain de sécurité et de mobilité, les Japonais ne seraient globalement pas encore prêts à monter à bord d’un véhicule sans conducteur. Un grand nombre d’entre eux exprime avant tout une certaine méfiance envers cette technologie, qui n’a pas encore fait ses preuves. Ils ne sont également pas les premiers séduits par un service de navettes autonomes à la demande, très peu d’entre eux utilisant des services de VTC.

• Une prise en main du casse-tête législatif

Le gouvernement nippon ambitionne d’aboutir à une harmonisation des normes de sécurité à l’échelle internationale, notamment pour permettre l’exportation de modèles japonais à l’étranger. Le pays préside le sous-comité sur la conduite autonome au sein de l’organe onusien WP29. A l’échelle nationale, cette harmonisation s’effectue entre la plupart des constructeurs nationaux, qui sont  notamment parvenus à développer conjointement des cartes numériques 3D. Ils coopèrent également ensemble pour la rédaction de normes internationales. Afin de pouvoir parvenir à une commercialisation de voitures autonomes de niveau 4 d’ici 2020, le gouvernement japonais travaille à la mise à jour de sa législation afin de permettre le déploiement de tels véhicules. Le pays crée actuellement un nouveau cadre légal répondant aux nouvelles nécessités de sécurité, d’assurance et de responsabilité.

• Des infrastructures perfectibles

Le Japon souffre d’un vieillissement de ses infrastructures de transport, en raison notamment du coût élevé de l’entretien de ses routes, ponts et tunnels. Cet élément s’avère particulièrement problématique dans l’optique d’accueillir des véhicules autonomes sur les territoires concernés.