Inde

Flag of India

→ L’Inde n’est pas un pays signataire de la Convention de Vienne sur la circulation routière (1968).

→ L’Inde figure à la 24ème place du Autonomous Vehicles Readiness Index 2019 (20ème en 2018).

Aspects législatifs & politiques

• Généraux

Divisée en 29 États et en 7 territoires, l’Inde est une république parlementaire fédérale, dont le système politique s’inspire du parlementarisme britannique. État indépendant depuis 1947, l’Inde est régulièrement nommée la « plus grande démocratie du monde », en référence à ses 800 millions d’électeurs. Le pouvoir est partagé entre le gouvernement central et les États territoires. Le président indien ne possède qu’une fonction symbolique, et le premier ministre détient l’essentiel du pouvoir.

• Circulation routière

L’Inde dispose d’un Ministère du Développement urbain, et un Ministère des Transports routiers et Autoroutes, en charge des mobilités. Dans ce domaine, le deuxième pays le plus peuplé au monde doit faire face à des défis colossaux : une pollution – notamment sonore – gigantesque, une accidentalité routière importante ou encore une congestion de plus en plus préoccupante de ses villes, alors que le nombre de voitures en circulation dans le pays ne cesse d’augmenter. Au sein de cet immense territoire, seuls trois métros sont en circulation, et les transports publics ne représentent que 22% des déplacements urbains (à titre de comparaison, ce chiffre est de 40% au Brésil). Cette petite part peut s’expliquer notamment par l’importance des taxes sur les véhicules publics, supérieures aux voitures ou scooter individuels : un trajet sur un véhicule motorisé individuel semble moins cher qu’en transport en commun pour un usager.
Le gouvernement Modi a lancé l’ambitieux projet Smart Cities 100, un plan de modernisation de ses villes, qui se veut adapté à chacune d’entre elles. Une transformation difficile, alors que le territoire manque encore d’infrastructures de base et 70% de ses habitants vivent dans les campagnes.

Le Véhicule autonome en Inde

Ralentie par de nombreux obstacles structurels, l’Inde possède toutefois un certain nombre d’atouts ayant suscité les encouragements du cabinet KPMG, qui l’a positionnée à la 24ème place de son classement annuel.

• Une population particulièrement enthousiaste… mais un gouvernement central peu impliqué

Les nombreux problèmes de circulation que rencontre le pays sont peut être, justement, la raison pour laquelle la population indienne se dit globalement très favorable à un déploiement de véhicules autonomes sur le territoire. Les Indiens seraient ainsi, au niveau mondial, les plus enthousiastes à l’idée de circuler dans une voiture sans chauffeur.
Toutefois, le gouvernement indien ne fait pas preuve du même entrain : aucun département dédié au véhicule autonome ne le compose. Le pays est ainsi au début d’un processus de développement. De timides expérimentations ont cependant vu le jour, notamment un train souterrain à Mumbai. L’autonomie serait ainsi, dans un premier temps, plutôt pensée pour les transports publics, mais aussi le fret et l’optimisation logistique : un déploiement massif nécessiterait un investissement d’une trop grande importance, compte tenu de la modernisation requise de ses infrastructures.

• Une terre d’innovation aux startups convaincantes

Si l’autonomie à grande échelle semble encore lointaine au sein du territoire indien, les startup nationales rivalisent d’innovation pour créer de nouveaux outils dédiés aux véhicules sans conducteur, qu’elles visent plutôt à exporter hors de leurs frontières. La puissance technologique indienne représente un véritable trésor national : à l’instar de la stratégie israélienne, l’Inde souhaite devenir le leader des équipementiers dédiés au véhicule autonome. La pépite israélienne Mobileye et l’indienne Revv, spécialisée dans la location de voitures, collaborent activement ensemble pour bâtir de nouveaux systèmes permettant à terme de réduire au maximum le nombre d’accidents routiers.