Émirats Arabes Unis

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→ Les Émirats Arabes Unis ont adopté la Convention de Vienne sur la circulation routière de 1968 en janvier 2007.

→ Les Émirats Arabes Unis figurent à la 9ème place du Autonomous Vehicles Readiness Index 2019 (8ème en 2018).

Aspects législatifs & politiques

• Généraux

Les Émirats Arabes Unis sont un État fédéral composé de sept Émirats, régi par le droit coranique – au sein duquel la science du droit fait corps avec la théologie. La charia est seulement qualifiée de source de législation majeure. 

• Circulation routière

Les Émirats Arabes Unis possèdent un Ministère du Développement des infrastructures, et un Secrétariat d’État à l’intelligence artificielle. Si la ville de Dubaï possède un service de métro performant et très populaire au sein de son Émirat, cela n’est pas encore le cas d’Abou Dhabi, dont les projets de métro et de tramway tardent à prendre forme. Sa population est ainsi encore dépendante de trajets en voiture pour sa mobilité. Cette nation, composée de 7 Émirats distincts, possède pour chacun de ses axes routiers une réglementation différente, notamment des limitations de vitesse qui leur sont propres.

Le Véhicule autonome aux Émirats Arabes Unis

Classée 9ème nation la plus disposée à accueillir des véhicules autonomes sur son territoire par le Autonomous Vehicles Readiness Index 2019, les Émirats Arabes Unis possèdent de nombreux atouts, aussi bien d’un point de vue économique et logistique que social.

• Des atouts techniques indéniables

Le bon état des routes émiraties représente un atout majeur pour accueillir dans des conditions satisfaisantes des véhicules autonomes dans le pays. L’État possède également une connaissance accrue des nouvelles technologies, à l’image de la blockchain : soucieux de prendre part à un virage technologique, le pays pétrolier s’est intéressé très tôt à la blockchain à des fins commerciales : cette innovation promettait un gain de transparence et d’efficacité particulièrement bienvenus dans des domaines traditionnellement très bureaucratiques, comme la finance ou la santé. Le pays est devenu un véritable champion de la blockchain, et aspire à réaliser la moitié de ses transactions commerciales via ce biais d’ici à 2021.
La blockchain se révèle être une innovation particulièrement intéressante appliquée au véhicule autonome : elle permet notamment une connexion de pointe avec les infrastructures environnantes, une prise en charge de crypto-monnaies dans l’habitacle, et une traçabilité sans équivalent du véhicule, nécessaire pour assurer sa sécurité.

Une population enthousiaste

Passionnés par l’intelligence artificielle, l’IoT et la blockchain, les Émiratis seraient à la troisième place des populations les plus enthousiastes à l’idée de disposer de véhicules autonomes, derrière les Indiens et les Mexicains. A l’instar de pays comme le Royaume d’Arabie Saoudite, la stratégie de déploiement du véhicule autonome correspond à la nécessité de diversifier une économie essentiellement basée sur l’extraction et le commerce du pétrole.

De nombreux projets en cours

En construction depuis 2008 au sein de l’Émirat d’Abu Dhabi, Masdar City est une future ville verte pensée pour devenir un territoire d’innovations zéro carbone et zéro déchet. Aujourd’hui essentiellement composée d’étudiants chercheurs, elle devrait à terme (2030) compter 50.000 habitants.
L’une des plus grandes innovations de ce chantier pharaonique concerne les transports, avec le lancement en 2010 du Personal Rapid Tranport, conçu à la fois comme une solution de mobilité révolutionnaire pour les Hommes, de transport de marchandises et de récolte des déchets. Circulant à la demande sur une multitude de monorails et pouvant transporter jusqu’à 10 passagers à la fois, le PRT est censé remplacer les transports en communs et l’ensemble des automobiles individuelles. Depuis son déploiement, il y a près de 10 ans, plus de deux millions de personnes l’ont déjà utilisé.

L’Émirat de Dubaï fait tout aussi preuve d’ambition pour développer en son sein des véhicules sans conducteur : sa capitale, Dubaï, aspire à automatiser 25% de ses moyens de transport d’ici à 2030. Les expérimentations ont déjà commencé dans l’Émirat, encadrées par le RTA (Dubai Roads and Transports Authority). Les autorités locales disent avant tout miser sur une excellente performance en matière de sécurité.

• … mais certains obstacles sont à prendre en compte

Une nécessaire harmonisation ou adaptation est à prendre pour permettre le déploiement de véhicules autonomes en conditions réelles.
De plus, si la sécurité des passagers d’un véhicule autonome est une priorité pour les autorités locales, il est à noter qu’aucune loi n’existe à ce jour pour protéger la vie privée des Émiratis. Cela pourrait avoir une incidence sur la réglementation quant à la protection de leurs données personnelles à bord d’un véhicule hautement automatisé.