Singapour

SINGAPOUR

→ Singapour n’est pas un pays signataire de la Convention de Vienne sur la circulation routière (1968).

→ Singapour figure à la 2ème place du Autonomous Vehicles Readiness Index, pour la deuxième fois consécutive.

Aspects législatifs & politiques

• Généraux

La cité-État de Singapour, composée de 63 îles, est une République à régime parlementaire.

• Circulation routière

Singapour dispose d’un Ministère des Transports. Il a mis en place le plan Smart Mobility 2030 conçu notamment pour pallier aux problèmes de mobilité rencontrés par sa population particulièrement dense : avec plus de 5 millions d’habitants répartis sur une superficie de 719 km2, Singapour est le deuxième pays le plus densément peuplé au monde. Ainsi, le gouvernement a récemment fait le choix de limiter le nombre de véhicules sur son territoire, notamment en doublant les taxes sur l’achat d’un véhicule. Il a également beaucoup investi dans le développement de ses transports en commun, qui se révèlent aussi propres et efficaces que bon marché.  L’innovation technologique et le déploiement de véhicules autonomes sont également au cœur de la stratégie gouvernementale présentée dans le plan Smart Mobility 2030.

Le Véhicule autonome à Singapour

A la deuxième place du classement établi par le KPMG depuis la création de son rapport annuel, Singapour se distingue avant tout par la capacité de son gouvernement à établir un cadre adapté au déploiement de véhicules autonomes sur son territoire. Si certaines entreprises ont critiqué l’approche trop stricte du gouvernement singapourien envers la mobilité automobile, cette rigueur fait aussi sa force.

• Un plan gouvernemental ambitieux et pertinent

Le gouvernement singapourien a en effet engagé une politique proactive saluée par le cabinet KPMG. La collaboration entre les secteurs public et privé est au coeur de la stratégie singapourienne. Le gouvernement a ainsi mis en place le CARTS (Committee on Autonomous Road Transport for Singapore), un comité géré par le Ministère des transports,  chargé de coordonner les projets de partenariats entre les industriels, universités et centres de recherche. Le CETRAN, Centre d’excellence de test sur les véhicules autonomes né en 2017, est l’un des fruits de cette collaboration.

• Un véritable laboratoire de la technologie autonome

Le premier service de taxis autonomes a vu le jour à Singapour. Une petite ville artificielle de 2 hectares a également été créée pour faciliter l’expérimentation de bus autonomes. Une dizaine d’entreprises, dont la française Navya, réalisent les expérimentations de leur véhicule du futur au sein de l’Université technologique de Nanyang, à l’ouest de la cité-Etat.